Tu avais finalement réussit à me faire avaler ce que je n'osais pas approcher. J'en rêvais mais je ne voulais pas me brûler les doigts. J'avais juste goûter à des déceptions qui prenaient mon c½ur et l'égratignait. Ça ne me dérangerait pas, cette petite douleur provisoire. C'était mieux de ne pas s'attacher complètement, éviter de se faire arracher et déchirer le c½ur. Mais tu as finalement réussit à me faire avaler ton poison. Je pouvais sentir ton venin se propager dans toutes les veines de mon corps. J'ai finalement réalisée le bien destructeur que ça pouvait faire. Maintenant j'en redemande. J'en veux encore de cette drogue aphrodisiaque, la plus belle drogue qui te fait monter tellement haut... pour finalement te faire retomber au sol, te brisant chaque os du corps. Alors tu es là, étendu par terre, une douleur atroce dans chaque parcelle de tes muscles sectionnés, de tes os qui traversent ta peau, de ton sang qui s'échappe par chacune de tes plaies. Tu pleures, à présent, et tes larmes amères se mélangent à ton sang avant de se glisser entre tes lèvres meurtris, empoisonnant ta langue et ta bouche. Il ne reste plus qu'à laisser mourir cette tumeur, qui te met des étoiles pleins les yeux, se retournant ensuite contre toi pour lapider tes chairs. Après cela, tu ressuscites, oubliant la peine que cette drogue t'as causé car les cicatrices, au fond, ne sont pas apparentes. Il est si facile de t'ôter du cerveau le mal qui t'as déchiqueter le c½ur, pour retrouver cet aphrodisiaque qui te faisait vivre plus que jamais...
